Un des rares “héritages” d’El Hamel : Quel sera le sort du GOSP ?

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Que peut-on retenir du limogeage du chef de sûreté de wilaya d’Oran, après celui d’Alger ? Ces deux responsables sécuritaires se sont mis beaucoup plus au service de leur patron qu’à l’institution, leur employeur. Ces changements opérés à la tête des deux plus importantes wilayas du pays augurent ils d’une entreprise de nettoyage de toute trace de l’héritage d’El Hamel, l’ex DGSN, resté huit ans à la tête de la police algérienne ?

Difficile à répondre à une telle question eu égard aux éléments d’informations disponibles en ce moment. Cependant, celui qu’on nomme désormais Icare, parce qu’il s’est brûlé les ailes en nourrissant des ambitions plus larges que sa carrure, a à son actif une seule empreinte :la création du GOSP (Groupement des Opérations Spéciales de la Police) en Mars 2015.

Ce corps d’élite dont la naissance est intervenue, juste après la dissolution du GIS (Groupe d’Intervention Spécialisé), relevant de l’ex DRS, a donné lieu à des lectures les plus contradictoires.

A l’époque, au niveau de certains médias, on n’a pas hésité à y déceler une volonté de museler le pouvoir du général Toufik, l’ex-patron du DRS, alors décrié et vilipendé par Saidani l’ex-SG du FLN.

Certains n’ont pas manqué de lier cette dissolution et cette création avec les tristement célèbres événements de Tiguentourine. Autant d’éléments qui plaident pour l’hypothèse que la création du GOSP n’est pas une simple initiative de l’ex-DGSN, en l’occurrence Abdelghani El Hamel.

Depuis, ce corps n’a pas fait parler de lui. Heureusement comme dira l’autre! Puisque nos villes sont épargnées des forfaits terroristes grâce à la vigilance des éléments de l’ANP, déployés tout au long des frontières, empêchant l’infiltration des armes et de terroristes.

De fait, le GOSP, qui a nourri de l’animosité entre les chefs des corps de sécurité, selon certains observateurs n’a pas de raison d’existence. Sa dissolution et le versement de ses éléments dans les unités de la Police ne peut que couper la route à des suspicions.

Rappelons-nous encore que certains sont partis jusqu’à avancer que ce corps a été créé spécialement pour garantir la sécurité de certains dignitaires du régime. La privatisation des institutions de la République et leur mise au service des personnes et des groupes n’est plus un tabou dans l’Algérie actuelle.

Et El-Hamel, l’ex DGSN, connait un bout sur ce plan. Lui qui a mis trois voitures de la DGSN, luxueuses il faut le préciser, à la disposition de ses enfants à Oran. On nous assure qu’il y a quelques jours, des chauffeurs de la capitale se sont déplacés spécialement pour récupérer ces engins.

Lui, dont le fils disposait de tous les engins du port d’Oran, au détriment des autres importateurs, condamnés à subir ce fait de prince. Dans ce sens, et comme à l’accoutumée, les langues commencent à se délier, parce que libérées des risques de fâcheuses répercussions.

  • Par Ziad Salah