Le méga projet du port de Cherchel: Haddad, Kouninef et les trois premiers ministres

dans Actualités

Said Bensdira, éditeur du site Flashdisc, qui revendique l’accès aux sources d’information les plus autorisées, livre un début d’enquête sur le projet du port de Cherchel. Dans son article on apprend que ce projet, devant offrir 200.000 emplois, doit être financé par les chinois dans le cadre d’un prêt à long terme. Son prix initial était de 3.6 milliards de $, somme dont le partenaire chinois s’acquitte de 70%. Les 30% restants devaient représenter des parts égaux entre l’ETRHB de Haddad et KOU GC de Koulinef. Ces deux hommes d’affaires représentent l’entourage immédiat de Said Bouteflika, ce qui n’échappe à personne.

 

Dans son article, Said Bensdira s’interroge sur le coût du projet initialement de 3.6 Milliards $, passé à 5 Milliards pour se situer finalement à 6.3 Milliards de $. Comme il pose la question sur la partie qui a imposé Haddad et Kouninef comme associés dans ce projet.

Mais «prise de connaissance du dossier», selon ses termes, Bensdira livre des faits (à vérifier ? Par qui ?) extrêmement graves. Trois premiers ministres ont eu à traiter ce dossier : Abdelmalek Sellal, Abdelmajid Tebboune et enfin Ahmed Ouyahia. Sans le débloquer pour autant.

L’arrivée de Tebboune à la tête de la chefferie du gouvernement, lit-on dans l’article de Bensdira, s’est traduite par l’élimination des entreprises de Haddad et de Kouninef et leur remplacement par COSIDER et FNI.

Pour le commun des mortels, l’entreprise publique COSIDER a acquis un savoir-faire en matière de réalisation de ce type d’ouvrage. Le remplaçant de Tebboune, c’est-à-dire Ouyahia, a rouvert le dossier pour éliminer Cosider et réintroduire ERHTB et KOU G.C comme partenaires de la société chinoise.

Le plus grave, selon le même Bensdira, c’est la réaction de Kouninef qui a refusé les parts qu’on lui a accordés en menaçant «je vais bloquer le projet et remplacer le bureau d’étude qui reverra les coûts à la hausse».

Selon le même article, les propos de l’ami de Saïd Bouteflika ne sont pas tombés à l’eau. En effet, le bureau d’étude sud- coréen a été remercié et remplacé par un autre, d’origine britannique.

C’est SOGEPORT, entreprise de gestion des ports, qui s’est chargée de lancer un avis d’appel, sur ordre d’Ahmed Ouyahia, selon la même source. Bensdira, qui termine son enquête en affirmant que le nouveau bureau d’étude a déjà empoché la coquette somme de 46 millions de $, nous promet d’autres révélations.

Avant de s’interroger sur la partie à qui on confiera la gestion du port en concession probablement, nous sommes en droit de se poser la question suivante : est ce ainsi qu’on gère l’attribution des projets d’envergure en Algérie ?

D’où Haddad, Kouninef tirent leur puissance au point d’imposer leur diktat à un premier ministre pressenti pour diriger le pays…….. ????

Est-ce que, comme à l’accoutumée, ce seront les banques publiques qui financeront les parts que vont s’adjuger les Haddad et Kouninef. A moins que les informations livrées par Flashdisc relèvent de… l’intox.

  • Par ZIAD Salah