Délocalisation de la gare routière des Castors : La commune opte pour la facilité

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  • Par Salah Chalal

A moins de deux ans des élections locales, l’actuel staff communal veut sauver son mandat chaotique en mettant en œuvre un plan d’organisation allant de quelques travaux d’embellissement à un coup de balai au niveau de l’hippodrome Antar Ibn Chedad en passant par l’éradication de la gare routière des Castors. Ce point noir persiste depuis des années et à chaque fois on en parle sans pour autant trouver la solution salutaire. La dernière option a été de transférer les taxis extra muros vers le parking du parc d’attractions sis à El Hamri.

Une solution qui ne fera que transférer des désagréments un endroit à un autre alors que si cette structure datant des années 80 avait été gérée de manière efficiente sans passer par la concession, une formule qui a enrichi des privés et la dégradation des biens communaux.

La solution préconisée par l’équipe de Nourredine Boukhatem et qui sera soumise à la prochaine assemblée a été vivement remise en cause, dans un premier temps, les chauffeurs de taxis qui ont estimé, à juste titre, que la nouvelle aire de stationnement n’offrait aucune condition de sécurité aussi bien pour eux que pour les voyageurs. Les fripiers en savent quelque chose.

Cependant la plus grande riposte est venue de la part du personnel de l’établissement de gestion du parc d’attractions, appelé communément “manège”.

Cadres et personnels, au nombre de 200, estiment que «si l’établissement public du parc d’attraction venait à être amputé de son parking, c’est la mise à mort de ce seul et unique parc à vocation régional ».

Les mêmes interlocuteurs remettent les pendules à l’heure en rappelant que cet espace n’est pas un bien communal comme le prouve l’arrêté de la wilaya d’Oran datant de 1988 autorisant d’intégrer cet espace au patrimoine du parc d’attractions, une entreprise sous tutelle de la wilaya.

Toujours au plan des procédures, l’établissement a, dès 1998, lancé une procédure d’acquisition du terrain exploité par l’établissement auprès de la direction des Domaines.

Le terrain objet de l’acquisition, d’une superficie de 13,8 hectares selon les Domaines, a été estimé, selon une première évaluation en 1998 à 13,137 milliards de dinars, avant que sa valeur ne soit revue à la hausse, dans une deuxième évaluation établie en 2002, toujours par les Domaines, à 30,9 milliards de dinars.

Selon le document établi par les Domaines, le terrain est composé d’une parcelle de 9 hectares sur laquelle sont installés les manèges, les kiosques et les blocs administratifs, plus un terrain de 4 hectares qui représente la superficie du parking, un espace indispensable à l’activité, sachant que cet établissement, ouvert en 1984, accueille une moyenne de 2 millions de visiteurs par an et 1500 véhicules par jour.

«En clair, si le parc est amputé de son parking les visiteurs seront moins nombreux et la trésorerie sera affectée», concluent nos interlocuteurs.